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Punicorum Libri Septemdecim

by Tiberius Catius Silius Italicus

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TESTIMONIA ET JUDICIA

Recentiorum.

Jo. Alb. Fabricius,

In Bibliotheca latina, rectius a Jo. Aug. Ernesti digesta et aucta Tom. II, lib. II, cap. XII .

C. Silius Italicus, ex italica civitate Pelignorum, consulatum(1) Romæ gessit anno fatali Neronis Imp. a.C. 67: quo honore an deinde bis iterum functus sit, incertum est, aliis adfirmantibus, aliis negantibus. Ciceronis et præsertim Virgilii ingens cultor fuit, et in utroque scribendi genere, etsi passibus non æquis, imitator, in Campania quum morbi lentitudinem inedia prævertisset, annos natus 75 decessit, primis annis Trajani imperatoris. Prænomen ejus apud Modium in novantiquis lectionibus et Glandorpium in Onomastico, non Caius est, sed Publius: illud verius. Italici cognomen consecutus est vel quacunque alia(2) de causa vel quo ipsius aut unius e majoribus ipsius patria fuit Italica Pelignorum, aut Italica Bæticæ (sequioribus sæculis Talca(3)); dubium enim illud est viris doctissimis Nic. Antonio Bibliothecæ Hispanæ vet. lib. V, pag 85 seq., et Christophoro Cellario in dissertatione de Silio Italico, edita Halæ Sax. 1694, in-4o, et in dissertationibus ejus Academicis junctis excusis Lips. 1712, in-8o, dissert. IV, et in prolegomenis Arnoldi Drakenb. ad Silium recusa.

Alia de Silio et ad ejus defensionem Nic. Hieronymus Gundlingius in Gundlingianis parte XII, cap. 1, et Nic. Antonius in Bibliotheca vetere Hispana, lib. I, cap. 18. Eruditissimum poetam appellat Thomas de Pinedo, pag. 262, ad Stephanum Byz. non sine causa ille quidem(4), sed fallitur Claudius Dausqueius, qui in notis ad Silium pag. 641, in descriptione Virtutis et Voluptatis Philostratum Silii oculis obversatum esse, quum scriberet, stilique imitatione sibi expressum persuasit: nam Philostratus ille post Silium scripsit. Jo. Antonio Vulpio judice, pag. 113, notis ad Catullum, ubi Statium cum Silio conferre placuit, Statius acrioris ingenii et ad excogitandum promptioris utique videtur, sed «alter ille perpetuo languidus, Virgiliani poematis compilator, et plane ad aliorum imitationem compositus.»

Exstat ejus Poema Heroicum sub Punicorum nomine, de bello punico secundo, quod ætate provectus(5), sub Domitiano imp. usque ad Scipionis Africani triumphum descripsit libris XVII; historici magis partibus functus, quam poetæ ingenio suo indulgentis: unde majori cura quam ingenio scripsisse affirmat Plinius junior, lib. III, ep. 7.

(Cætera de codd. et editt. vide supra. Ed.)

Rollin,

Histoire ancienne, livre XXVII, chap. 1, §. 3.

C. Silius Italicus s’est rendu célèbre par son poëme de la Guerre punique.

Il n’était pas né poëte, et l’étude ne suppléa pas entièrement à ce qui lui manquait du côté de la nature. D’ailleurs il ne s’appliqua à faire des vers qu’après avoir long-temps exercé dans le barreau la fonction d’avocat, et avoir été consul, c’est-à-dire dans un âge déja fort avancé et languissant.

Quelque éloge que lui donne Martial, il n’est pas fort estimé en qualité de poëte; mais on trouve qu’il surpasse tous ceux de son temps pour la pureté de la langue. Il suit avec assez d’exactitude la vérité de l’histoire, et l’on peut tirer de son poëme des lumières pour les temps mêmes qui ne sont pas de son principal dessein, y ayant des faits qui ne se trouvent point ailleurs.

Ce qu’il y dit de Domitien fait assez voir qu’il le composait sous ce prince, après la guerre des Sarmates, sous laquelle il peut comprendre celle des Daces.

On croit que sa mort arriva sous Trajan, l’an 100. Il se laissa mourir, ne pouvant plus souffrir la douleur d’un clou que les médecins ne pouvaient guérir. Pline remarque que Silius, s’étant retiré dans la Campanie à cause de sa vieillesse, ne quitta point sa retraite pour venir à Rome feliciter Trajan sur son avènement à l’empire. On estima Trajan de n’avoir point été offensé de cette liberté, et lui d’avoir osé la prendre.

Si notre poëte n’a pu arriver à une parfaite imitation de Virgile, du moins son respect pour lui ne pouvait pas aller plus loin. Il était devenu maître du lieu où était le tombeau de Virgile. C’était pour lui un lieu sacré, et qu’il respectait comme un temple. Il célébrait tous les ans le jour natal de Virgile avec plus de joie et de solennité que le sien propre. Il ne put souffrir qu’un monument si respectable demeurât négligé entre les mains d’un pauvre paysan, et il en fit l’acquisition. Martial, liv. XI, épigr. 49:

Jam prope desertos cineres, et sancta Maronis

Nomina qui coleret, pauper et unus erat.

Silius optatæ succurrere censuit umbræ:

Silius et vatem, non minor ipse, colit(6).

L’ouvrage de Silius était demeuré enseveli depuis plusieurs siècles dans la poussière de la bibliothèque de Saint-Gall. Pogge l’y trouva pendant le concile de Constance, avec plusieurs autres manuscrits.

La Harpe,

Cours de Littérature, I re partie, livre I er , chap. IV , sect. 2.

Silius Italicus, qui fut consul l’année de la mort de Néron, et qui mourut sous Trajan, a imité Virgile, comme Duché et Lafosse ont imité Racine. Nous avons de lui un poëme, non pas épique, mais historique, en dix-sept livres, dont le sujet est la seconde guerre punique. Il y suit scrupuleusement l’ordre et le détail des faits depuis le siège de Sagonte jusqu’à la défaite d’Annibal et la soumission de Carthage. Il n’y a d’ailleurs aucune espèce d’invention ni de fable, si ce n’est qu’il fait quelquefois intervenir très gratuitement Junon avec sa vieille haine contre les descendants d’Énée, et son ancien amour pour Carthage. Mais comme tout cela ne produit que quelques discours inutiles, la présence de Junon n’empêche pas que l’ouvrage ne soit une gazette en vers. La diction passe pour être assez pure, mais elle est faible et habituellement médiocre. Les amateurs n’y ont remarqué qu’un petit nombre de vers dignes d’être retenus; encore les plus beaux sont-ils empruntés de la prose de Tite-Live. Silius possédait une des maisons de campagne de Cicéron, et une autre près de Naples où était le tombeau de Virgile; ce qui était plus aisé que de ressembler à l’un ou à l’autre.

Liv. II, chap. V , au commencement.

Cependant, lors même que l’éloquence et la poésie étaient déja fort dégénérées, plusieurs hommes de mérite leur conservèrent encore quelque gloire, et formèrent comme le troisième âge des lettres chez les Romains: en vers, Perse, Juvénal, Silius Italicus, Stace, Martial, et sur-tout Lucain, etc.

F. Schoell,

Histoire abrégée de la Littérature romaine, tome II, période IV, 14... 117 après J. C.

Après Valérius Flaccus, l’ordre chronologique nous conduit à C. Silius Italicus. On ignore le pays où il naquit. Le surnom d’Italicus a fait supposer qu’il vit le jour à Italica, ville de l’Espagne bétique, au nom de laquelle une mosaïque, récemment découverte et expliquée par un membre de l’Institut, a donné parmi nous quelque célébrité. D’autres font naître ce poëte à Corfinium, ville des Péligniens, qui, d’après Strabon, fut appelée Italica dans la guerre des alliés; mais Velléius Paterculus dit seulement qu’on eut le projet de changer ainsi le nom de Corfinium; et il n’est pas probable que ce projet ait été exécuté. Dans tous les cas, que Silius soit natif d’Italica en Espagne, ou de Corfinium, le nom d’Italicus ne pourrait pas indiquer cette origine; il aurait fallu l’appeler Italicensis. Il est donc à supposer que le nom d’Italicus était porté par la famille dont Silius était issu; ce nom aura été donné à un de ses ancêtres, originaire de l’Italie, et qui se sera établi, dans une des provinces de l’empire, pour y exercer une magistrature ou le commerce.

On croit que Silius naquit l’an 25 après J. C. sous le règne de Tibère. Il étudia avec beaucoup de succès l’éloquence et la poésie; dans la première, il prit Cicéron pour modèle, et acquit au barreau la réputation de grand orateur. Dans la poésie, Virgile fut l’auteur sur lequel il se forma de préférence. Sa prédilection pour ces deux grands écrivains le porta à acheter deux campagnes qui leur avaient appartenu, celle de Cicéron, à Tusculanum, et celle de Virgile, près de Naples, où ce poëte était enterré. Silius visitait souvent le tombeau de ce dernier, dont il célébrait aussi tous les ans avec solennité le jour de naissance. Si l’on peut ajouter foi à la tradition qui appelle tombeau de Virgile les ruines d’un petit monument qu’on voit près de Naples, on peut désigner la place où fut située la campagne des deux poëtes. Ce monument se voit sur le revers de la côte qui forme une espèce d’amphithéâtre autour de Naples; il est placé du côté de la ville, à l’endroit même où commence le fameux chemin, creusé dans le roc, qui conduit à Pouzzole.

Silius passa par tous les emplois publics qui conduisaient au consulat: il s’insinua, dit-on, dans la faveur de Néron, en faisant le vil métier de délateur. Pline le jeune, qui nous a conservé ce fait, que, pour l’honneur des lettres, on voudrait pouvoir révoquer en doute, ajoute que, s’il est vrai que Silius s’en rendit coupable, il répara cette faute par une longue suite de vertus, et qu’il jouit à Rome d’une grande considération.

Le premier consulat de Silius (car on croit, sans preuve suffisante, qu’il exerça trois fois cette magistrature) est de la fameuse année 68, où périt Néron. Silius jouit de la faveur de Vitellius et de Vespasien: sous le dernier, il fut proconsul en Asie. Comblé d’honneurs et de richesses acquises avec probité, il se retira, dans sa vieillesse, en Campanie, et y passa le reste de ses jours dans la société des Muses. Attaqué, à l’âge de 75 ans, d’une maladie incurable, il se laissa mourir de faim, dans la 100e année après J. C., sous le règne de Trajan.

Silius aima toute sa vie la poésie et les lettres, et leur donna tous les instants que lui laissaient ses fonctions publiques; mais ce ne fut que dans sa vieillesse et dans sa retraite près de Naples qu’il s’avisa lui-même de se placer au rang des poëtes. Il composa alors un grand poëme épique, ou plutôt historique, en dix-sept chants, sur la seconde guerre punique. Ce poëme, intitulé Punica, nous a été conservé. Il confirme le jugement que Pline porte sur Silius, en disant que ce fut moins son génie que le travail qui le rendit poëte(7). Il paraît que Silius fut un de ces hommes auxquels la nature a donné une certaine facilité qui les fait réussir en tout ce qu’ils entreprennent, et qui, lorsqu’elle est secondée par de l’instruction et du goût, peut, jusqu’à un certain point, tenir lieu de génie. Le sujet que Silius choisit pour son poëme offrait le plus grand intérêt aux Romains; il convenait même à l’épopée. Trois siècles s’étaient écoulés depuis cet événement mémorable; et quoique tous les détails de cette guerre fussent connus, parceque plusieurs historiens grecs et latins les avaient consignés avec soin dans leurs ouvrages, cependant il restait un champ libre à l’imagination du poëte, qui pouvait se permettre des fictions et employer toutes les machines dont le poëme épique ne saurait se passer. Silius ne dédaigna pas ce moyen d’intéresser et de plaire; mais, ainsi que Lucain, il choisit un plan défectueux, préférant la méthode historique, qui fait connaître toute la suite d’un événement, à la manière poétique qui choisit, dans une série de faits, un fait unique pour en faire l’action principale et le but vers lequel tout doit tendre. En se transportant tout-à-coup dans les dernières années de cette guerre, le poëte pouvait prendre pour sujet la tentative d’Annibal sur Rome: elle lui offrait les différentes parties qui sont jugées nécessaires pour une action épique aussi bien que pour une action dramatique, un commencement, un nœud et une catastrophe. En suivant un autre plan, en préférant à l’épopée la marche de l’histoire, Silius devait, comme Lucain, s’abstenir des fictions mythologiques, qui sont très déplacées dans un récit historique. Le mélange des deux genres a donné naissance à une production informe, à laquelle on ne sait quelle place assigner. Est-ce une épopée? elle manque d’unité. Silius veut-il se renfermer dans le genre historique? ses fictions deviennent des invraisemblances, et ses machines sont déplacées.

Silius a tiré le sujet de son poëme des histoires de Tite-Live et de Polybe; ses ornements poétiques sont empruntés de Virgile; mais il ne possède pas le talent de se les approprier, de manière que ses imitations sont trop manifestes. Elles ne se bornent pourtant pas à Virgile: Silius a aussi pillé Lucrèce, Horace, Hésiode et Homère; ce qui donne à sa diction une inégalité désagréable. Ainsi que Valerius Flaccus, il cache sa médiocrité sous une apparence d’érudition, et sous une pompe affectée qui répand de la froideur sur sa composition.

Pour peindre le caractère de Silius en peu de mots, on peut dire qu’il avait une partie des talents dont la réunion forme le grand poëte; il possédait des connaissances historiques, géographiques et physiques, qui donnent à son poëme un prix d’autant plus grand aux yeux des antiquaires, qu’il renferme divers faits omis par Tite-Live. Il sut choisir un sujet grand et intéressant; les caractères de ses personnages ont la vérité historique, mais il leur manque l’élévation que la poésie pourrait leur donner; les sentiments qu’il exprime sont grands et nobles. Parmi les descriptions dont son poëme est rempli, celles des batailles sont surtout admirées. Silius manque d’enthousiasme; son style se compose de phrases empruntées qu’il n’a pas su s’approprier, qu’il n’a pas, si l’on peut ainsi parler, su marquer de son cachet. Qu’il exprime la colère ou la tendresse, son froid glace le lecteur.

Quelle qu’eût été la réputation de Silius parmi ses contemporains, il tomba bientôt dans l’oubli; aucun grammairien ancien ne le cite, et Sidoine Apollinaire seul le nomme parmi les poëtes illustres. A la renaissance des lettres, on était si bien persuadé de la perte de son poëme, que le célèbre Pétrarque, dans l’idée de le remplacer, composa son Afrique, dont le sujet est la seconde guerre Punique(8). Enfin, pendant le concile de Constance, le Pogge trouva un exemplaire de Silius, probablement à Saint-Gall, où il avait aussi fait la découverte des premiers livres de Valérius Flaccus. Le Pogge, et son ami Bartolomeo di Montepulciano, en firent une copie qui devint l’original de toutes celles dont les premiers éditeurs se servirent, jusqu’à ce que Louis Carrion découvrit vers 1575, à Cologne, un manuscrit de Silius, qu’il crut pouvoir dater de l’époque de Charlemagne. Un troisième fut trouvé à Oxford: il est plus moderne que celui de Cologne. Lefebvre de Villebrune, qui, en 1781, publia une édition de Silius, qu’il prétendit être la première complète, a inséré dans le seizième chant, après le vingt-septième vers, trente-trois autres vers qu’il-dit avoir trouvés dans un manuscrit de Paris, et qui existent, avec quelques changements, dans le sixième chant de l’Afrique de Pétrarque. Les connaisseurs, et surtout le célèbre Heyne, dans la critique(9) qu’il a faite de l’édition de Villebrune, ont jugé que les trente-trois vers en question sont plutôt de Pétrarque que de Silius.

M. J. A. Amar.

Conciones et Orationes Poeticæ , à l’article Silius Italicus , p. 190.

Une lettre de Pline, L, iii, 7, nous donne du talent et de la personne de Silius une idée assez juste, et qui ne paraît pas flattée, quoique ce soit l’amitié qui tienne la plume. Le spirituel écrivain rend hommage et justice à l’admiration passionnée de son ami pour les grands modeles de l’éloquence et de la poésie latines. Il applaudit à ses efforts pour se rapprocher des objets d’un culte, qui serait du fanatisme, si l’on pouvait jamais porter trop loin, exalter trop haut le sentiment d’une admiration aussi noble dans son principe, qu’heureuse quelquefois dans ses conséquences.

Il ne nous est rien resté qui puisse nous faire juger s’il fut plus heureux en prose qu’en vers, et imitateur plus adroit de Cicéron que de Virgile. Il s’était fait, dit-on, au barreau la réputation de grand orateur; ce qui était facile alors, même sans un grand talent. La prédilection de Silius pour le prince des orateurs et pour celui des poètes romains était telle, qu’il se procura à grands frais la maison de campagne, illustrée à Tuscule par le séjour de Cicéron, et celle que Virgile avait habitée près de Naples. Ce fut dans cette retraite, et presque sur le tombeau même de Virgile, dont il avait fait un monument religieux, qu’il consacra les dernières années de sa vie, et le loisir que Trajan lui accordait, à la composition de son épopée sur la seconde guerre Punique: sujet du plus grand intérêt pour les Romains, et qui en a tant acquis pour toutes les générations, sous la plume éloquente de Tite-Live.

Voltaire traite quelque part Silius Italicus d’imitateur maladroit de Virgile; et Voltaire a raison: mais il y avait long-temps déjà qu’un savant Écossais (Dempster) l’avait appelé nimius interdumque ridiculus Virgilii imitator. Il a sur ses contemporains, Stace et Lucain, le mérite d’un style moins roide, moins tendu que le premier, et moins inégal que le second de ces poëtes. Sa diction est, en général, pure et correcte; sa latinité, bien supérieure à son siècle. Mais cette pureté devient essentiellement monotone; cette correction reste toujours froide et inanimée. Si, au lieu de s’en tenir à cette imitation pénible et fatigante du tour et de l’expression de Virgile, il eût vu et étudié dans ce grand poëte autre chose que le choix des termes, et l’artifice de la période poétique; si son admiration, plus éclairée, eût franchi ces bornes timides pour embrasser dans son ensemble cette magnifique composition de l’Énéide, et l’ordonnance imposante de toutes ses parties, peut-être nous eût-il laissé un véritable poëme, au lieu d’un ouvrage équivoque, qui n’offre ni l’intérêt de l’histoire, ni le charme et les graces de la poésie.

N.B. Plures etiam alii præstantes ingenio viri, Silium paucis obiter attigerunt; quorum primus Voltaire, Essai sur la Poésie épique, cap. IV: «Je passerai sous silence Statius et Silius Italicus, l’un faible, l’autre monstrueux imitateur de l’Iliade et de l’Énéide.» Ipse quoque H. Blair, quem satis laudare non possum, in præclarissimo opere de Rhetorica, cap. XLIV, Silium cum Statio tantum memorat, in quorum carmine recognoscendo immorari operæ pretium non existimat. Ed.

(1) Vide supra p. 475, Epist. Plinii. «Est res rara quidem poeta consul,» inquit Jac. Duportus de Silio agens pag. 264, poematum.

(2) Spartianus in Hadriani vita cap. 12: «Italici sunt Itali genere, in provinciis negotiantes, vel fixa etiam sede ibi commorantes.» Alius Silius proprætor, ad quem Ciceronis Epistolæ libro XIII.

(3) Acta Eruditorum 1719, pag. 178.

(4) «Ubique in Silio Græcæ eruditionis vestigia, ubique elegantiæ,» Dan. Heinsius ad II, 626.

(5) Martial. VII, 62.

(6) Ea sic memoravit Vir. Clar. sed vide quæ supra notantur pag. 407, not. 1. Ed.

(7) Majore cura quam ingenio scripsit. Plin. ep. III, vii, 5.

(8) Vide tamen quæ notantur sect. IV, ad præfat. Drakenb. supra pag. 433. Ed.

(9) Gœtt. Auz. vid. gel. Sachen, 1782.

Finis Testimoniorum de Silio Italico.

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