Scène II
Wagner, Siebel, Etudiants, Valentin.
Val. (paraissant an fond; il tient une petite médaille à la main).
O sainte médaille,
Qui me viens de ma sœur,
Au jour de la bataille,
Pour écarter la mort, reste là sur mon cœur!
Wag. Ah! voici Valentin qui nous cherché sans doute!
Val. Un dernier coup, messieurs, et mettons-nous en route!
Wag. Qu’as-tu donc?... quels regrets attristent nos adieux?
Val. Comme vous, pour longtemps, je vais quitter ces lieux;
J’y laisse Marguerite, et, pour veiller sur elle,
Ma mère n’est plus là!
Sie. Plus d’un ami fidèle
Saura te remplacer a ses côtés!
Val. (lui serrant la main).
Merci!
Sie. Sur moi tu peux compter!
Etuds. Compte sur nous aussi!
Val. Avant de quitter ces lieux,
Sol natal de mes aïeux,
A toi, Seigneur et Roi des Cieux,
Ma sœur je confie.
Daigne de tout danger
Toujours la protéger,
Cette sœur si chérie.
Délivré d’une triste pensée,
J’irais chercher la gloire au sein des ennemis,
Le premier, le plus brave au fort de la mêlée,
J’irai combattre pour mon pays.
Et si vers lui Dieu me rappelle,
Je viellerai sur toi fidèle,
O Marguerite!
Wag. Allons, amis! point de vaines alarmes!
A ce bon vin ne mêlons pas de larmes!
Buvons, trinquons, et qu’un joyeux refrain
Nous mette en train!
Etuds. Buvons, trinquons, et qu’un joyeux refrain
Nous mette en train!
Wag.
(montant sur an escabeau).
Un rat plus poltron que brave,
Et plus laid que beau,
Logeait au fond d’une cave,
Sous un vieux tonneau;
Un chat....